la balade de Pierre

6 février 2019

Savoir trouver la force

Filed under: Non classé — pierrem101 @ 13 h 01 min

Dans l’ouvrage de Jim Collin, Great by Choice, l’auteur décrit les approches radicalement opposées d’Amundsen et de Scott dans leur course vers le pôle Sud. Il y a plus d’un siècle, l’explorateur norvégien Roald Amundsen et quatre de ses coéquipiers ont obtenu le titre distinctif de premier homme à atteindre le pôle Sud, remportant la victoire cinq semaines avant Robert Scott. L’équipage d’Amundsen est retourné en toute sécurité à sa base, mais Scott et ses quatre compagnons britanniques sont décédés au cours du voyage de retour. Ils ont succombé à l’épuisement, aux engelures, à la famine, à la fatigue et à des causes moins prévisibles, telles qu’une mauvaise organisation, un manque de planification et une confiance excessive. L’approche d’Amundsen consistait à utiliser une combinaison de skis et de chiens, à choisir un champion de ski de fond dans l’équipe et à transporter suffisamment de nourriture, mais surtout, d’assurer une grande marge de sécurité. Scott, de son côté, a négligé les leçons de base des précédentes expéditions polaires. Au lieu de prendre suffisamment de chiens, il a pris des luges qui fonctionnaient mal et des poneys qui ne pouvaient pas supporter la surface enneigée. Il n’a pas préparé ses hommes à skier et ils n’étaient pas suffisamment préparés aux températures extrêmes. En outre, Scott était indécis, emmenant une personne supplémentaire avec lui, bien que ses fournitures ne permettent qu’une équipe de quatre personnes. Pourquoi l’un at-il réussi et l’autre échoué? Les deux ont été confrontés à un environnement externe similaire. Ni l’un ni l’autre ne savaient à quoi ressemblerait l’expédition et ce qu’ils allaient rencontrer. Mais Amundsen a surmonté son manque de connaissances avec une préparation plus que suffisante pour faire face à l’inconnu, tandis que Scott n’a pas réussi à le faire. Il n’est pas difficile pour une expédition polaire de suivre la règle voulant que planifier sans marge de sécurité soit idéaliste et à courte vue. Et ainsi de suite avec la gestion de crise. C’est dans la nature même des crises que s’aggrave de manière inattendue l’impact est difficile à évaluer et encore plus difficile à gérer. De telles crises mettent à nu la préparation et la réactivité d’une organisation, ternissant souvent sa réputation. Crise les événements sont à la hausse, car plus de 80% des entreprises interrogées dans le dernier rapport mondial de Deloitte sur la gestion de crise ont suggéré qu’elles devaient mobiliser leurs équipes de gestion de crise au moins une fois au cours des deux dernières années. La cybersécurité et la sécurité ont dominé le tableau des événements. Les médias numériques ont également donné la parole aux personnes privées de leurs droits, en traçant des fronts de bataille entre les marques et les consommateurs lésés sur les plateformes sociales. Quelles sont les leçons alors? La question est passée de «si tu fais face à une crise» à «quand vas-tu faire face à une crise». Par conséquent, investir dans la préparation est une stratégie essentielle pour renforcer la résilience. Pour en revenir à la référence Amundsen Scott, la confiance des entreprises dans la gestion de crise dépasse-t-elle leur préparation? Le rapport mentionné ci-dessus en témoigne. Près de 90% des personnes interrogées avaient confiance dans la capacité de leur organisation à gérer un scandale. Pourtant, seulement 17% des organisations ont testé cette hypothèse en simulation. Cet écart pourrait devenir fatal, tout comme pour Scott. Voici quelques éléments essentiels qui peuvent aider à lancer l’initiative de gestion de crise d’une entreprise: Un solide cadre de gestion des risques d’entreprise est l’empreinte proverbiale de la prévention en matière de gestion de crise: les organisations doivent travailler à la définition et à l’évaluation d’un cadre solide pour la gouvernance d’entreprise, les pratiques de gestion des risques et les contrôles internes. Ces trois composantes jettent les bases d’un programme solide de gestion de crise. Grâce à des examens réguliers, les entreprises peuvent identifier les risques nouveaux et émergents et évaluer les risques existants, ainsi que l’adéquation des efforts de gestion des risques. Deux grandes sources peuvent provoquer une crise. Premièrement, les risques qui figurent sur la carte des risques. Chaque entreprise est exposée à des risques inhérents au secteur auquel elle appartient. Par exemple, il pourrait s’agir de risques pour la sécurité des industries dangereuses telles que le pétrole et le gaz, les produits chimiques et l’exploitation minière, ou de rappels de produits pour le segment de l’automobile. Quand les plans d’atténuation car ces risques échouent, cela peut conduire à une crise. Deuxièmement, il existe des scénarios dans lesquels vous avez moins de contrôle et pouvez être aveugle. Pensez aux catastrophes naturelles, incidents géopolitiques, inconduite, etc. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site sur l’organisation de séminaire montagne qui est très bien fait sur ce thème.

30 janvier 2019

Les enfants de la Syrie

Filed under: Non classé — pierrem101 @ 13 h 39 min

«C’est très difficile de voir des enfants gazés à mort alors qu’ils sont endormis», a déclaré Sahloul. «Cela a duré six ans sans aucune responsabilité. J’ai senti que cette grève envoyait un message clair au [président syrien Bachar al-Assad]. »Sur Twitter, Sahloul a appelé le président Obama pour son inaction:« Comment se fait-il que @realDonaldTrump ait été entraîné dans une action militaire par les images d’enfants en Syrie , alors que @ POTUS44 avait le cœur de pierre?! Lina Sergie Attar, une Américaine d’origine syrienne qui dirige une fondation à but non lucratif axée sur l’éducation, la Karam Foundation, a déclaré se sentir pareillement trahie par Obama. En 2013, il était prouvé que le régime d’Assad avait utilisé des armes chimiques contre son peuple. Malgré la déclaration d’Obama selon laquelle cela franchirait une « ligne rouge » qui aurait des conséquences, il a refusé de mener une action militaire contre Assad. Lorsque des rapports faisant état d’une attaque à l’arme chimique ont été rapportés la semaine dernière, Sergie Attar s’attendait à ce que Trump se moque également. «J’ai été surpris et heureux de savoir que nous avons maintenant un président qui est président de l’action, qui se dressera contre le régime », a-t-elle déclaré. «D’un côté, personne ne veut accueillir plus de bombes sur son pays. Mais d’autre part, c’était une grève visant spécifiquement la base militaire du régime d’Assad. » Bien qu’ils soutiennent l’action militaire de Trump, Sergie Attar et Sahloul s’inquiètent des conséquences de l’interdiction faite aux autorités syriennes d’admettre des réfugiés syriens aux États-Unis. «Si vous sympathisez avec les petits bébés gazés, vous devez sympathiser avec les bébés sont dans des tentes qui sont les victimes d’Assad et d’ISIS », a déclaré Sahloul. « Il est bon que le président Trump semble maintenant reconnaître que les réfugiés représentent les bébés et non les terroristes. » C’est là que réside la double impasse des organisations humanitaires américaines travaillant sur la crise en Syrie. «Ce que nous… voyons, c’est cette énigme», a déclaré Erol Kekic, directeur exécutif du programme sur l’immigration et les réfugiés de Church World Service, une coalition composée principalement de protestants. Églises aux États-Unis qui travaillent sur la réinstallation des réfugiés.

Comprendre le SEO

Filed under: Non classé — Étiquettes : , , — pierrem101 @ 9 h 00 min

Le Search Engine Optimization tout comme d’autres mots importants sont expliqués dans un article de notre blog (Parlez-vous Web et SEO ?). Quelle est la différence entre référencement naturel et payant ? Sur les pages de résultats de Google, la différence entre ces deux notions est de moins en moins flagrante, tant le référencement payant s’apparente de plus en plus au référencement naturel. Pourtant, la différence est bien réelle. Sur une page de résultats, le référencement naturel (SEO) représente les liens des pages Web générés par l’algorithme de Google en fonction de leur pertinence. C’est ce que l’on appelle les résultats organiques (ou naturels). Le référencement payant (SEA) représente les annonces sponsorisées situées en haut et en bas des pages de résultats, de part et d’autre des résultats organiques. Il s’agit d’emplacements publicitaires gérés par la régie de Google (AdWords) et fonctionnant sur un principe d’enchères au coût par clic (CPC). Vous les trouverez tout au long de l’article. Le nombre de requêtes saisies sur Google connait toujours une croissance forte (10 % par an) et la diversité des requêtes saisies double tous les mois. Il y a donc de la place pour tout le monde. Même lorsque l’on commence. 60 000 requêtes sont saisies sur Google. Le SEO est l’ensemble des techniques qui permettent à votre site d’être mieux compris par Google et de remonter dans ses résultats de recherche. Le but ultime est d’apparaitre sur la première page de résultats de Google (95% des gens ne regardent pas la seconde page de résultats) et si possible dans les 3 premiers résultats. L’objectif de cet article est donc simplement de synthétiser une stratégie simple, optimisée pour le SEO. Elle est réalisable par une personne débutante et m’a permis d’avoir énormément de résultats. La seule chose à faire est de suivre chaque étape de cette méthode qui fonctionne à chaque fois. J’espère qu’elle vous sera utile.

L’Index Mobile First (IMF) devait être le grand sujet de discussion « casse-gueule » de 2018 et finalement, il en a été très peu question. En effet, de nombreux sites sont passés dans cet index (recevant dans ce cas un message dans la Search Console) sans aucun impact en trafic ou au niveau du positionnement. Bref, l’IMF s’apparente plus à de la « plomberie Google » (comparable par exemple au projet Caffeine en 2010) plutôt qu’au risque SEO auquel on s’attendait cette année. Comme d’habitude, Google a proposé des outils et services, et de nouvelles versions de ceux qui existaient déjà, afin de mieux gérer et tester nos sites web. RAS d’une façon générale à ce niveau. Google prépare un plugin WordPress intégrant la Search Console, Analytics, etc. Finissons cette année 2018 avec les soucis qu’a connu Google avec la Commission européenne, son projet Dragonfly de moteur chinois peu apprécié en interne (notamment) et d’autres actualités autour de ses finances (qui vont cependant très bien, merci). Il manque bien d’autres actualités négatives ici (sexisme, faible paiement de l’impôt dans certains pays dont la France, etc.

Le positionnement est influencé par le nombre de backlink, Agence SEO Lille la popularité du backlink mais également aux nombres de pages. Baidu a considérablement évolué et ne cesse de progresser. Au vu des échanges internationaux et de l’importance de la langue chinoise dans les échanges internationaux , Baidu est un canal à surveiller de très près. Comment optimiser son site internet pour Baidu ? L’optimisation sur le moteur de recherche chinois est différente de celle employée par les référenceurs de Google. Il ne faut pas oublier que c’est un moteur de recherche chinois, donc monolingue. Il est nécessaire de parler le mandarin pour optimiser votre contenu. La majorité des Chinois ne parle que très peu anglais, ainsi le mandarin est à privilégier pour votre contenu. Les algorithmes sont chinois donc peu adaptés pour le contenu anglophone. Ainsi, le contenu anglais sur Baidu aura une grande difficulté à s’indexer et apparaître dans le moteur de recherche. En choisissant de ne mettre aucune extension à la fin de l’URL, vous vous donnez plus de chances d’avoir une URL stable, quels que soient les CMS que vous utiliserez dans le futur. C’est donc mieux a priori. Faut-il mettre un slash à la fin de l’URL ? Dans tous les cas ou seulement pour certains types de contenus ? Certains assurent qu’il faut absolument « fermer » ses URL en ajoutant systématiquement un / à la fin. Vous l’avez compris, je ne suis pas de cet avis (Wikipedia non plus semble-t-il, ça ne les empêche pas de cartonner en SEO…). Par contre, comme pour le coup des WWW, une fois que vous avez décidé si vous mettez des slashes ou pas en fin d’URL, il faut vous y tenir. Redirigez les mauvaises URL vers les URL officielles. Si c’est plus simple de toujours ajouter un / en fin d’URL, ça ne pose aucun souci.

Qu’est-ce que c’est ? Un backlink est aussi appelé un lien entrant. C’est un lien hypertexte placé sur un site externe et pointant vers une page de votre site. C’est le MUST absolu ! Lier votre contenu vers d’autres pages de votre site, cela permet d’ajouter de la pertinence aux pages mais maintient également l’attention des internautes en les déplaçant vers votre site web. Pourquoi les backlinks sont-ils important ? 1. Premièrement, les backlinks amènent potentiellement du trafic sur votre site. 2. Dans un second temps, les backlinks vont transmettre du “Jus” à votre site c’est à dire une certaine puissance auprès de google en terme de référencement. Si votre contenu est mal organisé et surtout incompréhensible, il fera fuir vos lecteurs ! Parce que les internautes restent en moyenne 8 secondes sur une page et sont plus captivés par les éléments visuels. Donc inutile de trop surcharger d’informations. Les internautes viennent chercher une information bien précise, ils n’ont pas le temps de se perdre dans une lecture sans fin de votre page.

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16 janvier 2019

Comme en 1929

Filed under: Non classé — Étiquettes : , , — pierrem101 @ 11 h 34 min

La grande crise économique s’est déclenchée aux États-Unis le 24 octobre 1929 (« jeudi noir ») par le krach boursier de Wall Street et qui se propagea rapidement au reste du monde, et le plongea dans la récession pendant les années 1930. Les profonds bouleversements sociaux et politiques qu’elle engendra favorisèrent l’arrivée au pouvoir en Europe de partis fascistes qui menèrent une politique expansionniste, cause directe de la Seconde Guerre mondiale.

Le déclenchement de la crise
Malgré la bonne santé affichée par l’économie américaine à la fin des années 1920, les bases de la croissance apparaissaient de plus en plus fragiles en raison de la surproduction industrielle, de la spéculation boursière, de l’endettement généralisé et de la persistance de la crise de l’agriculture.
À l’annonce de la baisse des prix et des bénéfices industriels, à la mi-octobre 1929, certains spéculateurs décidèrent de vendre leurs actions pour empocher une plus-value au moment où les cotations boursières de Wall Street (New York) étaient encore à un niveau élevé. Le cours des actions diminua rapidement, entraînant une panique qui culmina le 24 octobre, jour où 16 millions de titres furent proposés à bas prix sur le marché, sans trouver de preneurs. Après un temps d’arrêt, l’effondrement des cours s’étendit à toutes les valeurs et toucha même les symboles de l’industrie américaine. Des centaines de milliers de petits actionnaires se trouvèrent ruinés. Les banques, qui avaient multiplié les crédits depuis plusieurs années, ne purent récupérer leurs fonds auprès des personnes endettées, alors que, dans le même temps, ceux qui avaient de l’argent en dépôt se mirent à le retirer. Ne disposant pas des sommes nécessaires pour les rembourser, beaucoup de banques firent faillite. Ce manque de liquidités entraîna une diminution des investissements industriels et de la consommation de produits manufacturés et agricoles. En trois ans, la plupart des banques américaines fermèrent leurs portes.
La crise s’étendit au monde entier lorsque les banques américaines réclamèrent le remboursement de leurs prêts à l’étranger et rapatrièrent les capitaux qu’elles avaient investis. L’Autriche fut la première touchée, avec la faillite de la banque Kreditanstalt. En Allemagne, la faillite de la Danat Bank, en juillet 1931, provoqua l’effondrement du système bancaire. La baisse des prix des produits manufacturés, inégale selon les pays et les secteurs, fut un phénomène général. Elle atteignit environ 30 p. 100 de 1929 et 1932. Dans l’agriculture, déjà en crise depuis une décennie, la baisse atteignit 65 p. 100 pour les prix de gros des denrées agricoles. Conséquence logique de la surproduction des années 1920, la production industrielle et agricole s’effondra. Des stocks entiers de blé sur pied et de voitures invendues furent détruits. Les pays dont la croissance avait été dépendante des investissements étrangers (Allemagne, Pologne) et ceux où le crédit avait explosé (États-Unis, Canada) furent les premiers touchés.
Très endetté et ne pouvant rapatrier ses capitaux investis en Allemagne, le Royaume-Uni dut abandonner la référence de l’étalon-or pour sa monnaie qui fut dévaluée de 40 p. 100 en septembre 1931. La chute de la livre sterling provoqua par contrecoup celle d’une trentaine de monnaies qui lui étaient liées (Scandinavie, Portugal, Égypte, etc.). Les flux financiers internationaux étaient totalement désorganisés et le commerce mondial sombra dans le marasme. Le commerce international commença à décliner à partir de 1930 et atteignit son point le plus bas en 1932, les dévaluations monétaires et les mesures protectionnistes prises par les différents gouvernements ne faisant qu’accroître la récession.
Restée relativement à l’écart du marasme mondial en raison de sa faible insertion dans le système bancaire international, la France fut touchée par la crise en 1932, à cause de la dévaluation de la livre britannique qui mit à mal la stabilité du franc. La baisse des prix agricoles commencée en 1930 s’accéléra et la chute des exportations provoqua une baisse de la production industrielle. En 1933, le pays comptait déjà 1,5 million de chômeurs. Les mesures prises par les gouvernements radicaux (subventions aux entreprises en difficulté, barrières douanières, encouragement à la baisse de la production agricole) ne purent enrayer la crise, mais compromirent les finances publiques.
Sur le plan humain, l’accroissement du chômage, estimé à 30 millions de personnes à la fin de 1932 (sans doute sous-évalué), contre 10 millions trois ans plus tôt, fut l’aspect le plus tragique de la crise. Les ouvriers, mais aussi les employés, en furent les principales victimes. En Allemagne et en France, les classes moyennes (cols blancs, artisans, commerçants, petits industriels) s’appauvrirent et firent chuter la consommation. Le malaise social se répandit dans tous les pays. Au milieu des années 1930, on estimait qu’un cinquième de la population britannique était sous-alimentée. En 1934 eut lieu la plus célèbre des marches contre la faim, qui conduisit les chômeurs de Jarrow, au nord-est de l’Angleterre, à Londres. Aux États-Unis, la sécheresse frappa une partie des régions du Midwest et du Sud-Ouest, et la région devint célèbre sous le nom de Dust Bowl (désert de poussière).

La mise en place de politiques dirigistes
Aux États-Unis, la crise atteignit son paroxysme au début de 1933, juste après l’élection du démocrate Franklin D. Roosevelt, en novembre 1932. Dans le cadre du New Deal, le nouveau président accrut les interventions de l’État, lança des programmes d’infrastructure pour lutter contre le chômage et relancer la croissance et entreprit d’assainir l’économie. Ces mesures, dont les effets furent immédiats, permirent de restaurer la confiance. Progressivement et par à-coups, la dépression recula, mais c’est l’entrée en guerre des États-Unis, en 1941, qui permit de supprimer totalement la récession.
La politique de Roosevelt était directement inspirée des théories de l’économiste anglais Keynes, pour qui l’État avait un rôle régulateur à jouer en cas de défaillance des lois du marché. Une politique de dépenses publiques (distribution sociale, grands travaux) compensant le manque d’investissement du secteur privé et la baisse des pouvoirs d’achat devait permettre un retour de la consommation et de l’emploi. C’est cette orientation qui fut également adoptée en Allemagne et en France.
En Allemagne, la crise eut des conséquences politiques dramatiques. Le parti nazi accrut son audience auprès des chômeurs auxquels il promit un retour de la croissance. Parvenu au pouvoir en 1933, Adolf Hitler mena une politique d’industrialisation et de militarisation qui permit le retour à l’équilibre mais entraîna l’Europe dans la guerre. Des régimes de droite apparurent également dans les Balkans. D’autres pays tels que le Royaume-Uni et l’Australie se tournèrent plutôt vers les mouvements politiques de gauche.
En France, le gouvernement de Laval mit en place en 1934 une politique de déflation. Il bloqua les salaires des fonctionnaires, mais ces mesures se révélèrent inefficaces et provoquèrent une forte agitation sociale. Cet échec et la crainte d’une montée de l’extrême droite, qui s’était manifestée violemment lors de la manifestation du 6 février 1934, provoquèrent la victoire du Front populaire en 1936. Mais le nouveau gouvernement ne parvint pas à enrayer la crise économique et financière. Touchée plus tardivement que les autres pays par les effets de la crise de 1929, la France n’en était toujours pas sortie lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata.

Onfray a t’il du courage ?

Filed under: Non classé — pierrem101 @ 11 h 18 min

Oui, car il en fallait du courage, si ce n’est une témérité morbide, pour lire en entier l’ouvrage du philosophe Onfray. N’ayons pas peur des mots, Onfray est au « judéo-christianisme » ce que Robert Faurisson est à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Un détail honteux qu’oubliera bien vite la postérité. Mais c’est aussi une grosse injure à la vérité historique pour le contemporain. Ce gros cathare immaculé a en effet décidé de soumettre le christianisme à son inquisition personnelle. Onfray n’hésite pas par exemple à nier l’existence historique du Christ, sans se soucier de citer avec honnêteté l’état des lieux du débat et les grands noms qui le dépassent. Pelikan, Brown, Balsez, Renan, Bultmann, Benoît Ratzinger, du vent tout cela ! Onfray a trouvé bien mieux. Rabelais se demandait en riant à quoi pouvaient bien servir les moines. Au passage, Bayrou approuve la proposition de Laurent Berger, le leader de la CFDT, d’organiser une table ronde, y compris avec des représentants des « gilets jaunes ». Encore une pierre dans le jardin d’Edouard Philippe. Matignon fait remarquer au passage que le Premier ministre n’a pas écarté l’idée de Berger mais préféré des «débats territorialisés». On imagine mal que Bayrou n’ait pas informé le président du contenu de son interview. Mercredi, l’ancien candidat à la présidentielle figurait au premier rang des maires reçus à l’Elysée. Il a pu entendre Emmanuel Macron répéter qu’il ne changerait pas de cap. En réalité, François Bayrou prend date et calcule qu’entre les hausses des carburants en janvier et la mise en place du prélèvement à la source, la barque risque d’être sacrément chargée pour les Français et pour…le gouvernement. 20Ceci étant dit, le système persiste. Parce que c’est aussi dans l’imaginaire des chefs d’États africains que cela fonctionne. La France reste une grande puissance qui peut favoriser des opposants, créer des problèmes aux frontières, favoriser l’arrivée de rebelles… qui peut donc les déstabiliser, les fragiliser. Ainsi, ces chefs d’État paient aujourd’hui une assurance. On ne peut par ailleurs décrire ce système de corruption que dans l’intimité des anciens rapports. Les chefs d’État qui approvisionnent encore les partis et hommes politiques français sont en général les « anciens », il subsiste dans les têtes l’interpénétration des deux systèmes et des derniers restes du rêve gaulliste de la communauté. Exemple : le jeune Ali Bongo notamment – que j’ai rencontré deux fois – m’a stupéfié, et il illustre ces deux aspects. Exacerbe les inégalités et l’injustice en pervertissant l’État de droit et en sanctionnant les victimes d’infractions qui sont confrontées à des décisions de justice viciées. La corruption existe tant dans les pays riches que dans les pays pauvres, même s’il est démontré qu’elle frappe les populations pauvres de façon disproportionnée. Elle entrave les efforts déployés pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement convenus à l’échelle internationale. Elle sape la démocratie et l’État de droit, entraîne des violations des droits de l’homme, fausse les marchés, dégrade la qualité de vie et favorise la criminalité organisée, le terrorisme et d’autres menaces pour la sécurité humaine. Elle contribue à l’instabilité et à la pauvreté et constitue un facteur dominant qui conduit les États fragiles à la déliquescence. Les pouvoirs publics, le secteur privé, les organisations non gouvernementales, les médias et les citoyens du monde entier conjuguent leurs efforts pour lutter contre cette forme de criminalité. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) sont en première ligne de ce combat. Que nous a-t-on dit ensuite ? Que c’était une opération de police normale, à la suite d’incidents sérieux survenus devant un lycée de Mantes-la-Jolie. On pourrait se poser la question de savoir si cette localisation dans une banlieue difficile, n’a pas joué son rôle dans le choix de cette mise en scène et de sa diffusion. Opération de police normale, sûrement pas, mais peut être nécessaire ? Et le droit dans tout ça ? Rappelons un peu le cadre juridique dans lequel tout ceci aurait dû se dérouler. Certes, le traitement n’a pas peut-être pas été inhumain mais drôlement dégradant quand même. Les policiers qui ont organisé cette séquence et permis qu’on la filme ont donc violé leurs obligations légales et doivent faire l’objet de poursuites et de sanctions disciplinaires. Autrefois, les voyageurs achetaient leur billet uniquement sur des critères de prix et de rapidité pour se rendre d’un point A à un point B. Les programmes de fidélisation sont ensuite devenus un nouveau critère. Mais aujourd’hui l’expérience des passagers supplante la fidélisation dans la décision d’achat. Les compagnies aériennes y trouvent aussi leur compte, puisque le client accepte de payer plus pour un service à valeur ajoutée”. Et encore n’en est-on qu’à la genèse. Car désormais les compagnies aériennes ont, entre autres, la possibilité de suivre le passager dans tous ses mouvements, et donc de réagir en cas d’imprévu. Mieux : de les anticiper. “Par exemple, notre système de gestion des flux passagers sur le nouvel aéroport de Doha nous permet d’identifier les voyageurs en retard et de les prévenir par le biais d’un message.

Le Cameroun face à la corruption

Filed under: Non classé — pierrem101 @ 11 h 18 min

Au Cameroun, pour qui veut les égrener, les symptômes de la décadence sautent aux yeux et ne cessent de s’accumuler. Arrivé au pouvoir de manière inattendue en 1982 après la démission d’Ahmadou Ahidjo, premier chef d’Etat camerounais, Paul Biya ne fit guère longtemps illusion. A la place d’un Etat de droit, il privilégia un mode de gouvernement personnel dont on constate, trente-cinq ans plus tard, l’étendue des dégâts, alors même que s’esquisse la possibilité d’une dislocation pure et simple du pays. Pendant longtemps, le drame se joua à huis clos. Tel n’est plus le cas, même s’il faudra sans doute un peu plus que le soulèvement des régions anglophones pour signer une fois pour toutes la fin d’un régime désormais noyé dans ses propres contradictions et acculé à l’impasse. Mais la crise s’internationalisant et la pression interne et externe s’accentuant sans cesse, ce qui pendant longtemps fut prestement mis sous le boisseau est désormais étalé sur la place publique. «Quand je voyais un papier ou une interview laudative sur Bayrou, j’envoyais un message à la personne pour lui dire: “Bayrou, ce n’est pas celui que tu crois”. Ça n’intéressait jamais». Après cette entrevue, je vois pourtant des tweets de 2012 ou 2016 ressortir où il parlait d’un Bayrou «intègre». Il s’en est défendu sur le réseau social en invoquant l’ironie. Bonjour @nicolasgregoire vous n’aviez pas l’air de le trouver malhonnête pourtant il y a quelques années.Vengeance? Ironie. En fait Bayrou et moi on couchait secrètement ensemble. «Je me dis que ça va dynamiter le truc. Ce qui l’a motivé à ressortir cette histoire, c’est le retour du maire de Pau sur le devant de la scène en porteur du projet de loi de moralisation de la vie politique. «Ça m’a énormément exaspéré de le voir parler d’exemplarité». » Toutefois, l’invité s’est trouvé un allié : « Je voudrais rendre hommage à Hervé Morin. » Le président LR de la région Normandie… C’est étrange, tous ces gens de droite et d’extrême-droite qui prennent fait et cause pour le représentant de la gauche libertaire. Sans doute par souci de pluralisme. « Je suis un antilibéral de gauche, confirme l’intéressé. Cette lettre enthousiasme tant de gens… Vous ne comprenez pas la coupure entre les élites et le peuple. » C’est pourtant simple : le peuple est avec Michel Onfray, les élites sont contre lui. « Je vis à la campagne, quand je prends le train, de l’autre côté de la vitre, je vois des gens qui me font des signes : “C’est bien, continuez ! ” » Ils forment une haie d’honneur le long des lignes de chemin de fer. ’époque d’Henri IV ; vous aurez au total quatorze personnes, soit une petite tablée. C’est dire combien le passé nous est proche. Le passé marque en profondeur notre pensée et nos actions, même et surtout à notre insu. Il y a un inconscient des peuples comme il y a un inconscient des individus. À trop vouloir le nier, nous risquons de le voir ressurgir de façon névrotique, assure François Bayrou. C’est ce à quoi nous assistons par exemple en ce moment même au Moyen-Orient avec le djihadisme et la résurgence d’un califat. Le futur Henri IV, né en 1553, a pour mère Jeanne d’Albret, reine de Navarre. Celle-ci est la fille de Marguerite d’Angoulême, sœur de François 1er, assurément la femme la plus cultivée de son siècle. Jeanne d’Albret a fait un mariage d’amour avec Antoine de Bourbon, fringant soldat de haute noblesse qui deviendra le lieutenant général du royaume. À cet instant, avec les guerres de religion, l’histoire amoureuse rejoint l’histoire politique. Un mercredi du mois de février 2017, je vous ai envoyé un mail sur votre boite mail à la mairie de Pau. Il disait : « Allez-y, le moment est venu de tenter une quatrième fois la présidence de la République et de gagner ! ».Je vous encourageais, comme d’autres, à y aller, à vous lancer pour la dernière fois dans cette aventure. Malgré le peu de chance de l’emporter, malgré le climat et la situation. On vous encourageait à prendre, le cas échéant, de bonnes décisions, de faire les bons choix, car comme troisième homme, vous étiez selon l’expression, le faiseur de roi. De là où je me trouvais, je ne pouvais pas m’informer, ni de votre réponse qui n’est jamais venue, ni des élections françaises qui se préparaient. Du côté de l’opposition politique qui dénonce inlassablement la corruption qui gangrène l’Etat, on ne se félicite pas franchement du travail de la Conac. Ka Wallah, la médiatique candidate aux présidentielles du Cameroon’s People Party demande avant tout la démission des ministres et responsables concernés ainsi que des poursuites pénales. Le Social democratic front (SDF) se refuse quant à lui à commenter l’événement. «Ce rapport ne contient rien que nous n’ayons déjà dénoncé», explique Joshua Osih le numéro deux du principal parti d’opposition ajoutant que les mesures efficaces se font toujours attendre. Pour l’ONG, Transparency International, les outils pour lutter contre la corruption sont pourtant à portée de main mais la volonté politique fait défaut. «L’article 66 de la Constitution a été mis en place depuis 1996 et prévoit la déclaration des biens et avoirs de hauts responsables (…). En effet, ces derniers ne devraient pas être des titulaires du pouvoir de droit divin mais des mandataires auxquels l’électeur peut reprendre sa délégation à tout moment dans le cas où la parole et peu, pas ou mal portée. Le pouvoir ne doit plus être une sinécure personnelle et doit redevenir une obligation contractuelle. L’élu est l’obligé de qui le mandate et non son parasite. Le marxisme-léninisme est la forme aboutie du jacobinisme. N’oublions pas que cette idéologie reste l’horizon intellectuel de Mélenchon et de sa garde rapprochée. La dictature du prolétariat, préconisée par Marx dans le texte, a été réalisée par Lénine, puis Trotski, puis Staline. Je ne fais pas de distinctions entre ces trois modalités d’une même dictature. Elle a été dictature sur le prolétariat plutôt que dictature du prolétariat. Le nier c’est prendre le parti du Goulag.

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